Les marchés de nuit de Koh Samui se ressemblent de loin et diffèrent beaucoup de près. Les mêmes stands de brochettes, les mêmes dessins de riz collant et de mangue, mais des publics et des rythmes très différents. Ce petit guide récapitule ce que l’on aime dans chacun, après des passages réguliers.
Bophut, le vendredi
Le marché de Fisherman’s Village est le plus photogénique. Installé dans l’ancienne rue chinoise, il s’étire sur plusieurs centaines de mètres le vendredi soir. L’éclairage chaud, les toits de bois et le passage obligé en bord de mer lui donnent un caractère particulier. C’est aussi le plus couru, donc le plus cher.
Ce qu’on y cherche en priorité :
- les sticks de porc marinés à la sauce piquante douce, cuits devant soi ;
- les galettes de pandan chaudes, à manger en marchant ;
- les jus de tamarin frais, avec un peu de sel, comme ils se boivent localement.
Ce qu’on évite, sauf exception :
- les grands plateaux de seafood posés sur de la glace depuis plusieurs heures ;
- les boissons en bouteille marquées à des prix touristiques.
Lamai, le dimanche
Le marché de Lamai a un public plus local, même s’il attire aussi les voyageurs. Il se déroule dans une rue transversale, couverte en partie par un long auvent de tôle, ce qui le rend pratique sous la pluie. L’ambiance est plus calme qu’à Bophut. On entend davantage parler thaï.
La cuisine y est honnête. On y trouve des plats simples : nouilles sautées au poulet, omelettes aux crevettes, salades de papaye piquantes préparées à la demande dans un mortier en bois. Les desserts traditionnels, eux, valent le détour : riz collant à la mangue, boules de tapioca au lait de coco, petites crêpes pliées aux garnitures variées.
Chaweng, le samedi dans la rue principale
Chaweng propose plusieurs micro-marchés, dont le plus visible se tient le samedi soir, à une extrémité de la rue principale. Le cadre est moins charmant, plus urbain, mais la variété des stands compense. On y croise des familles thaïes de l’intérieur venues faire leurs courses de la semaine.
Ici, on vient pour :
- les poissons-perroquets grillés entiers, servis avec une sauce aigre-douce ;
- les nouilles de riz plates sautées au pad see ew, avec leur parfum de sauce soja foncée ;
- les fruits découpés, à condition de choisir le stand dont la vitrine est bien froide.
Quelques règles qui valent partout
Quelques habitudes simples rendent les marchés de nuit plus agréables :
- Venir tôt, entre dix-huit heures et dix-neuf heures trente. Les plats sont frais, et l’on trouve encore de la place.
- Éviter les stands qui ne cuisinent pas à la demande : la cuisine thaïe aime la minute.
- Garder un petit billet pour chaque commande, plutôt qu’attendre d’avoir trois plats à payer ensemble.
- Accepter de s’asseoir par terre ou sur un banc partagé : la convivialité fait partie du format.
Un marché de nuit, c’est d’abord un lieu de passage. On y prend des habitudes, on y croise les mêmes visages, on finit par savoir quel stand sert la meilleure salade de mangue ou la soupe la plus parfumée. C’est en revenant plusieurs fois qu’on en tire le meilleur.